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À l’approche de l’examen du projet de loi-cadre relatif au développement des transports au Sénat, le collectif citoyen « La Colère des Sans Trains » interpelle les parlementaires.
Le collectif La Colère des Sans Trains, né de mobilisations locales comme celle de Limoges en janvier 2026, affirme désormais une ambition nationale. Il regroupe des citoyens et des organisations engagées dans la défense du train et ses usagers, que les membres décrivent comme « un moyen de transport écologique et structurant, essentiel à la vie dans les territoires ».
La future loi-cadre sur les transports dans le viseur
Et l'objectif clair actuellement, est de peser dans le débat autour de la future loi-cadre sur les transports, qui doit être examinée au Sénat le 14 avril 2026.
Ce projet de loi a été présenté par le ministre des transports Phillipe Tabarot, et déposé au Sénat le 11 février 2026. Il vise à réorganiser le financement des transports en France, concernant les personnes et les marchandises, qu'il soit routier et autoroutier, ferroviaire, collectif (bus, transports urbains etc.), fluvial.
Des mesures impactantes pour le routier
Parmi les mesures financières annoncées dans le projet de loi, la prise en charge des bornes de recharge sur le réseau routier jusqu'à 75 %, affirmant un soutien de l'État important aux infrastructures routières et au développement de l'électrique.
Autre mesure clé du texte : « Les recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières sont affectées en totalité au financement des infrastructures de transport ».
Une redistribution qui concernera tous les modes de transport, mais notamment, comme stipulé dans l'article 15, les infrastructures routières, avec une obligation pour les territoires de plus de 200 000 habitants de disposer d'une gare routière d'ici 2032.
« AUCUNE place au financement du train »
Dans un communiqué, les représentants du collectif dénoncent un texte qui ne laisse « AUCUNE place au financement du train », en particulier pour les trains du quotidien dans les zones rurales, ainsi qu'un manque de moyens : un besoin estimé à près de trois fois le montant proposé dans le projet de loi (3 milliards d’euros) pour la régénération du réseau.
Ils pointent également un problème de responsabilité :
« L’absence de programmation financière claire et les renvois de responsabilité entre l’État, les Régions et SNCF Réseau ont conduit à une dégradation continue des infrastructures »
Le train « priorité absolue » de la transition énergétique
Le collectif insiste sur le rôle clé du train dans le contexte actuel de crise énergétique. Il estime qu’une offre ferroviaire fiable est une « priorité absolue » pour garantir des déplacements accessibles et durables, « 6 fois moins cher à la collectivité que la route tout en étant moins polluant ».
23 propositions d'amendements
Le collectif a formulé 23 propositions d’amendements au projet de loi afin de réorienter cette politique des transports. Parmi les principales mesures proposées :
Les membres du collectif comptent sur les sénateurs pour relayer leurs propositions. Pour eux, cette loi représente : « une occasion majeure de refonder la politique ferroviaire française ».
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