Bruit, rues fermées… Un hélicoptère va survoler le Rocher Corneille au Puy
L’avant dernier jour de septembre a été marqué par un mouvement populaire et syndical, en cité ponote et dans tout l’Hexagone. Si la défense des services publics est l’arcane de la mobilisation, le secteur privé a aussi été au rendez-vous. Un millier de personnes ont ainsi battu les pavés aniciens, dont près de la moitié par les lycéens.
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Parmi les 150 mouvements actifs en France, la ville du Puy en Velay a été secouée par le chant des revendications, ce mardi 29 septembre. Publics, privés, enseignants, soignants, administratifs, mais aussi intermittents du spectacle, professions libérales, entrepreneurs, lycéens... qu’ils soient membre de l’intersyndicale présente ou électrons libres, des centaines de personnes ont brandi les poings et les banderoles, trois heures durant.
Comme à l’accoutumé, les manifestants se sont retrouvés à la Place Cadelade, à 10h30. Ils ont ensuite remonté le Boulevard du Breuil et Saint-Louis, pour rejoindre la caserne des pompiers, place de la Libération. Après des applaudissements destinés aux soldats du feu, le cortège s’est remis en marche pour remonter le Boulevard Carnot et s’échouer devant la préfecture.
Entre autres syndicats, Pierre Marsein, secrétaire général CGT Haute-Loire partage : « Se soigner, se déplacer, faire garder ses enfants, aller à l’école gratuitement, accompagner nos aînés… Nous avons toutes et tous besoin des services publics ».
Il continue en évoquant des chiffres surprenants : « Il faut plus de personnels, plus de moyens. En 2023, les aides publiques aux entreprises représentaient 211 milliards d’euros, soit plus de 6 700 euros par seconde, sans contrôle ni conditionnalité ! »
Près de 10% d'agents de la fonction publique d'État étaient en grève mardi à la mi-journée, selon les chiffres du ministère de l'Action et des Comptes publics.
Sébastien, Brivois de 52 ans, s’insurge quant à lui contre la vie trop chère. « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça ne bouge pas en France ! Il y a 7 ans, le pays était sans dessus-dessous à cause d’un litre de gasoil à 1 euro 50. Là, il est à un euro de plus et rien ne se passe ! C’est incompréhensible ! Qu’est-ce qu’on attend pour tout bloquer ? Qu’est-ce qu’on attend pour tous s’unir ? »
« Je pense que, malheureusement, pour que le gouvernement entende la colère du peuple de France, la violence sera nécessaire. Comme au temps des Gilets jaunes ». Sébastien, manifestant
Si cette mobilisation ressemble à nombre de manifestations précédentes, elle a été marquée par la force et le nombre des jeunes. Issus des lycées de la Roche Arnaud, de Simone Weil ou encore de Jean Monnet, plus de 400 lycéens ont clairement été la locomotive du mouvement.
Ensemble, ils se dressent contre la complexité de Parcoursup, des classes en sureffectif ou encore des journées de travail à l’amplitude horaire trop dense. « On est ici pour dénoncer l’algorithme de Parcoursup qui nous paraît totalement indécent. Il brise notre avenir plutôt que de le construire. On a beau mettre nos choix post bac et personne, au final, ne les prend en compte. En fait, l’algorithme choisit de façon aléatoire nos études et donc notre avenir ».
Concernant les journées « 8 heures-18 heures », les étudiants expliquent : « C’est bien trop long ! Comment peut-on rester concentré aussi longtemps ? Tous les jours, c’est ainsi ».
Un lycéen de la Roche Arnaud poursuit : « Nous sommes le pays avec les journées les plus chargées d’Europe et pourtant avec des résultats au bac très faible. Nous devrions prendre exemple sur d’autres pays comme l’Espagne où les cours sont dispensés le matin et avec des activités l’après-midi. Les jeunes sont plus heureux et les résultats meilleurs ».
« En France, nous sommes dans un entre-deux. Entre la Chine où les élèves sont bombardés de cours et les pays scandinaves avec peu de cours et plus de liberté. Au final, on fait tout mal. Et les conséquences de cet entre-deux, c’est notre classement PISA extrêmement médiocre ». Un lycéen du lycée Roche Arnaud
Un autre lycéen pointe du doigt le nombre d’élève par classe : « On est 35 par classe. C’est tellement trop qu’il est impossible pour le prof d’accompagner tout le monde. On est les uns sur les autres ce qui génère très peu de participation de notre part, durant les cours ».
Avant de penser que : « Si nous étions moins, nous serions beaucoup plus efficace et nous avancerions bien plus vite. Mais nous avons très peu d’espoir pour que cette nécessité absolue aboutisse. Et nous avons peu confiance en la politique et aux politiques ».
Une deuxième manifestation est prévue le mercredi 14 octobre, au Puy-en-Velay, pour défendre cette fois la situation des personnes retraités et de leur pension.
Par notre journaliste Arcane
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Bravo aux jeunes accompagnés par la CGT