Une nouvelle gouvernance pour renforcer l’action de la Caf en Haute-Loire
Face à l'augmentation du prix des carburants, la station-service TotalEnergies du Puy-en-Velay est prise d’assaut par les automobilistes. Attirés par des tarifs bien en dessous de la moyenne, ils sont parfois au bord de la panne. Sur place, la gestion du flux se fait au jour le jour, l'entrée est filtrée pour éviter l’engorgement.
À la station-service TotalÉnergies du boulevard Maréchal Joffre, « c'est la cohue », comme l’explique Fatma, la responsable, qui veille au bon fonctionnement, malgré l’affluence qui ne faiblit pas. Il s’agit de la seule station à afficher de tels prix : 1,99 euros pour l’essence et 2,09 euros pour le gasoil, au Puy-en-Velay, une aubaine pour ceux qui parviennent à y accéder.
« Il faudrait que ça s'arrête parce qu'on est pris en otage là », explique un automobiliste, sur la réserve.
Une circulation perturbée
Après une matinée très chargée, l’entrée a été bloquée par des rubalises. En ce début d’après-midi, la responsable laisse entrer les automobilistes ponctuellement, une manière d’éviter que trop de véhicules ne fassent la queue sur la route et n’encombrent le boulevard.
La police a dû intervenir au cours de la matinée pour fluidifier la circulation. A 14h, certains automobilistes ont profité des derniers litres de gasoil disponibles.
Les automobilistes s’adaptent
« On a roulé jusqu'à maintenant, on s’est dit peut-être ça allait baisser. »
Parmi eux, une automobiliste est arrivée à se frayer une place, « je n’ai pas voulu faire le plein quand j’étais au trois quart ». Aujourd'hui, impossible de passer à côté avec les vacances qui arrivent, il faut pouvoir assurer les prochains trajets de la famille« je vais être obligée d'en faire un certain nombre pour mes petits ».
Un retraité est lui aussi sur la réserve et n’a plus trop le choix que de faire le plein : « On a roulé jusqu'à maintenant, on s’est dit peut-être ça allait baisser. » Il reconnaît : « on a moins d'obligation, mais il en faut quand même ».
Un autre automobiliste, moins inquiet, vient pour se réapprovisionner en essence. Il s'amuse de la situation « ils ont dû boucher une entrée, ça permet aux gens de ralentir et de fluidifier ». Il explique qu’il n’a pas vu ce prix depuis le Covid.
Des stocks sous pression
Sur place, Fatma essaie de gérer le flux de véhicules au mieux. Même si les livraisons sont beaucoup plus importantes qu'habituellement, le carburant est vite écoulé. Si l’essence ne manque pas, il n’en est pas de même pour le gasoil. « Pour l’instant, il y en a encore, mais pas pour longtemps », confie la responsable de la station. Un client explique, après avoir essayé de venir la veille sans pouvoir se réapprovisionner, « j'ai appelé tout à l'heure, on m'a dit oui, il y en a à peu près jusqu'à 16 heures. »
Depuis maintenant deux à trois semaines, la situation est instable. L’incertitude demeure quant à l’évolution dans les jours à venir. La forte affluence pourrait se prolonger jusqu’au 7 avril, date limite à laquelle le prix du carburant ne sera plus plafonné chez TotalEnergies. Au-delà, tout dépendra des mesures liées aux prix du carburant et du cour du pétrole.
Des tensions mais du respect
Le blocage des prix attire de nombreux automobilistes, faisant de cette station l’une des rares à proposer des tarifs aussi avantageux dans la région. Malgré la forte demande et la pression, les échanges avec les usagers restent globalement respectueux. « Les gens restent corrects » assure la responsable, qui continue de faire face à cette situation exceptionnelle avec le sourire.
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