JO d’hiver 2026 : la Haute-Loire se glisse dans l’événement planétaire

, Mise à jour le 24/01/2026 à 06:00

Temps de lecture : 3 minutes

La Haute-Loire sera présente aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui débuteront le 4 février prochain. Pas sur les pistes, mais dans le jury. Marion Kohly Guinand, ostéopathe installée à Bas-en-Basset, a été sélectionnée comme juge de ski de bosses. Elle fait partie des rares Français retenus pour officier lors de cet événement planétaire.

Originaire d'Isère, Marion Kohly Guinand a grandi dans l’univers du ski freestyle. Une passion transmise par ses parents. Son père était délégué technique et en charge de la fabrication des pistes de ski de bosses et de saut acrobatique, tandis que sa mère était juge internationale. Tous deux ont déjà participé à plusieurs olympiades. « C’est une histoire de famille », résume-t-elle pour Zoomdici.

Elle commence à juger très tôt, dès l’âge de 15 ans. « J’ai baigné dedans puisque mes parents étaient déjà impliqués dans le milieu du ski freestyle. Chaque année, je faisais des formations de remise à niveau pour apprendre les nouvelles règles. Ensuite, on évolue progressivement : d’abord au niveau national, puis européen, en Coupe du monde, avant de pouvoir candidater pour les plus grands événements comme les championnats du monde ou les Jeux olympiques », explique-t-elle. Sa sélection a été faite par la Fédération internationale de ski.

Juge aux JO d’hiver : « C’est le graal ! »

Aux Jeux de Milan-Cortina, Marion Kohly Guinand sera l’une des cinq juges techniques en ski de bosses. Pour elle, il s’agit de la compétition ultime. « Comme pour les athlètes, participer aux Jeux olympiques, c’est le graal. Quand j’ai appris ma nomination, cela a été une grande fierté pour moi de pouvoir représenter la France en tant que juge. J’ai lâché une larme, et la famille autour aussi. Tout le monde était très ému et fier », confie Marion Kohly Guinand.

Un œil sur la piste et le classement entre ses mains

Sa nomination est effective depuis deux ans déjà. La préparation est longue et rigoureuse. « On a une plateforme en ligne où l’on peut visionner des vidéos pour s’entraîner. On fait aussi un maximum de compétitions pour être le plus prêt possible le jour J », précise la juge olympique.

Concrètement, son rôle consistera à évaluer la partie technique des performances. « En ski de bosses, on juge la descente, deux sauts, la vitesse de l’athlète. Moi, je noterai la technique, la manière de skier. À la fin, on donne une note qui détermine le classement », détaille-t-elle.

À noter que Marion Kohly Guinand connaît déjà l’envers du décor olympique. Elle avait notamment été ostéopathe pour une équipe suisse lors des Jeux de Pyeongchang en 2018, en Corée du Sud.

Les épreuves de ski de bosses sont prévues du 10 au 15 février prochain.

Vous aimerez aussi

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire

Je renseigne ma commune de préférence :

  • Accès prioritaire à du contenu en lien avec cette commune
  • Peut être différente de votre lieu de travail
Valider