Fausse pluie, cathédrale et figurants : les coulisses de "De Camino" en Haute-Loire

Par BRh , Mise à jour le 08/10/2026 à 12:00

Temps de lecture : 4 minutes

Alors que la mini-série néerlandaise "De Camino", portée par l’actrice Hannah Hoekstra, pose ses caméras en Haute-Loire, coup de projecteur sur ces hommes et ces femmes de l'ombre qui travaillent sur le tournage. En backstage !

Sur les écrans, les spectateurs ne verront que les décors majestueux de la Haute-Loire et le jeu de l'actrice principale, Hannah Hoekstra. Pourtant, derrière la caméra, c'est une véritable ruche d'une quarantaine de professionnels qui s'active au quotidien pour faire tourner cette grande machine. Entre la régie, la gestion des décors, la météo sur commande et le logement des équipes disséminées au Puy-en-Velay, rien n'est laissé au hasard. 

Du directeur de production aux assistants régisseurs

Tourner une série au long cours implique une mécanique d'orfèvre où chaque poste est millimétré. Au sommet de cette organisation, Rémi, le directeur de production, doit être sur tous les fronts. C'est lui qui orchestre le budget, valide la faisabilité technique des scènes et fait le lien entre les exigences artistiques du réalisateur et la réalité du terrain. Pour cela, il est assisté de Laurence, administratrice de prod, et d'Élisabeth, secrétaire de prod.

La production venue des Pays-Bas a fait le voyage avec son propre pôle technique néerlandais : un cameraman, des maquilleuses, un costumier et un perchman.

Camions loges et régie
Camions loges et régie Photo par BR

Sur le terrain, la concrétisation des besoins repose sur la régie

« Mon rôle, c'est toute la logistique. C'est faire en sorte que tout le monde soit prêt le jour J pour tourner à tel endroit, tous les jours », résume Nicolas, le régisseur général. 

Il avait notamment assuré la régie générale du film Compostelle avec Alexandra Lamy. 

Sous son aile, Céline, Émilie, Didier et Gébraël, assistants régisseurs, ainsi que Mehdi et Thomas, forment les piliers opérationnels du plateau. Ils bloquent la circulation lors des prises de vue, installent les loges et les espaces de restauration, acheminent le matériel de dernière minute et veillent à la sécurité des équipes comme du public aux abords des lieux de tournage. 

Le casse-tête de la cathédrale du Puy

Bien avant le premier « Action ! », le travail démarre des mois en amont par la phase des repérages. Le réalisateur, le directeur de production et le régisseur arpentent le territoire pour dénicher des décors répondant aux critères du scénario, tout en respectant les contraintes techniques comme l'accessibilité des véhicules, l'orientation de la lumière naturelle ou la gestion des nuisances sonores. 

L'équipe de tournage en place au pied de la chapelle Saint Jacques de Rochegude
L'équipe de tournage en place au pied de la chapelle Saint Jacques de Rochegude Photo par BR

Et installer un plateau dans des sites historiques réserve parfois des moments de casse-tête ! L'un des plus grands défis de l'équipe en Haute-Loire aura été le tournage à la cathédrale du Puy-en-Velay. 

Les ruelles pavées et exiguës du secteur historique étant totalement inaccessibles aux gros poids lourds de régie, l'équipe a dû redoubler d'ingéniosité. C'est finalement grâce à un ballet de camionnettes légères et de pick-up que l'ensemble du matériel a pu être acheminé jusqu'au pied du monument.

Faire tomber la pluie sur un pont

Parmi les défis techniques les plus impressionnants du tournage figure la réalisation d'effets spéciaux physiques (ou SFX plateau) en direct, sans passer par la postproduction informatique. Pour une scène clé tournée sur le pont Eiffel de Monistrol-d’Allier, la production a dû provoquer une véritable pluie diluvienne sur commande. 

Remplacer la pluie naturelle ne s'improvise pas et demande une logistique impressionnante : 

Faire tomber de la pluie pendant le tournage
Faire tomber de la pluie pendant le tournage Photo par RV

• L'acheminement de l'eau : des piscines dédiées ont été mobilisées sur site, raccordées à de puissantes pompes à haute pression. 
      
• Les structures aériennes : des rampes d'arrosage dotées de buses de diffusion spécifiques ont été suspendues le long des piliers du pont pour créer des gouttes de taille réaliste qui accrochent la lumière sans aveugler la caméra. 

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