Balkans, Italie et jam session pour clôturer le Festival du Monastier

Par HUl , Mise à jour le 09/08/2026 à 12:00

Temps de lecture : 4 minutes

Après cinq jours de musique, de partage et de festivités, le Festival du Monastier a clôturé sa 37e édition ce samedi 8 août. Une clôture placée sous le signe du partage et de la fête, avec encore quelques belles surprises avant de tourner la page de cette édition.

Vidéo et galerie en bas d'article

Pour cette dernière soirée, le public avait rendez-vous dans le Village du Festival avant de rejoindre la cour du Château. Une soirée à plusieurs temps, où les instruments n’étaient pas les seuls à avoir leur mot à dire.

Car derrière les concerts et les applaudissements, des stagiaires aux artistes, en passant par les bénévoles, chacun a contribué à faire vivre ces cinq jours de musique.

Cinq jours pour apprendre, une soirée pour partager

La grande soirée de clôture s’est ouverte avec le concert de restitution du stage de musique du festival, baptisé Guca. Du 3 au 8 août, une quarantaine d’apprenants ont travaillé aux côtés de cinq musiciens professionnels autour de différents styles musicaux, notamment la fanfare tzigane des Balkans.

Parmi les stagiaires, Caroline, venue de Toulouse, participait pour la cinquième fois à cette aventure : « Je suis flûtiste de base. J’ai fait de la flûte trois années et là, je me lance au saxophone. Je viens pour découvrir la musique et rencontrer des personnes. »

Une semaine particulièrement intense pour les participants, avec des journées de stage bien remplies. Mais pour Caroline, l’investissement en vaut largement la peine. « C’est beaucoup de satisfaction, de la fatigue aussi, mais c’est très réjouissant », exprime la Toulousaine.

Caroline vient depuis 5 ans de Toulouse
Caroline vient depuis 5 ans de Toulouse Photo par Hugo Uliana

Du côté des encadrants, la transmission est au cœur du projet. Pablo, l’un des cinq musiciens, explique : « On joue ensemble dans des groupes de musique tzigane depuis longtemps. On a un projet qui s’appelle MERAK Balkan Block Party et on a la volonté d’actualiser le répertoire balkanique en France, car il est resté bloqué. »

Durant les cinq jours, les stagiaires ont appris cinq morceaux, à raison d’un par jour. Pas de partitions : tout passe par l’écoute et la pratique.

Le concert de restitution, baptisé « Guca », fait référence à une commune du sud de la Serbie connue pour son célèbre festival de trompettes. « Tous les gens qui y vont reviennent marqués. C’est vraiment le sommet en termes de fanfares balkaniques », explique le musicien.

Derrière cette histoire de stages, un nom revient particulièrement dans la bouche de Pablo, celui d'Alban Sarron, trompettiste et auteur-compositeur français. « Nous étions venus en promenade avec une fanfare de Paris. On a sympathisé et les gens d’ici m’ont proposé d’accompagner les stages. On a recruté et nous sommes maintenant cinq professeurs », explique Alban Sarron. Depuis, il a même choisi de s’installer au Monastier.

Thibault, Alban, Pablo, Gaël et Justin, les intervenants du stage avec Simon
Thibault, Alban, Pablo, Gaël et Justin, les intervenants du stage avec Simon Photo par Hugo Uliana

Au moins 120 bénévoles

Si les artistes sont sur scène, une autre équipe travaille dans l’ombre. Cette année encore, plus de 120 bénévoles ont participé au bon déroulement de l'événement, répartis entre les entrées, le bar, la restauration, la technique, l’accueil des artistes ou encore la boutique.

Pour Emma Bowen, responsable de la communication du festival, leur rôle est tout simplement indispensable : « Sans eux, il n’y aurait pas de festival. »

À l’heure du bilan, la fréquentation constitue également une bonne surprise pour l’organisation : « On a vachement de monde, on a été très surpris, que ce soit pour les concerts gratuits comme pour les concerts payants », explique la bénévole.

Amélie Heurtin, responsable de l’équipe boutique et membre du conseil d’administration du festival, tire une conclusion teintée d’émotion : « On a encore passé une belle édition cette année, c’est chouette. »

Plus de 120 bénévoles se sont activés avant et pendant le festival
Plus de 120 bénévoles se sont activés avant et pendant le festival Photo par Hugo Uliana

Zagreb-Napoli Express pour finir en beauté

La soirée s’est poursuivie dans la cour du Château avec les concerts payants réunis sous le nom de « Zagreb-Napoli Express ».

Pour ouvrir le bal, Taqsim Driver a embarqué le public dans un voyage musical entre Orient et Occident, mêlant sonorités traditionnelles et influences contemporaines.

Puis, Radio Tutti XXL a pris le relais pour conclure les concerts avec un bal italo-folk 2.0.

Mais au Monastier, la fin officielle n’est jamais tout à fait la fin. Les plus motivés ont prolongé la soirée au Ré Bémol autour de l’ultime jam session de cette 37e édition. Une dernière occasion de jouer, danser et partager avant de refermer, jusqu’à l’année prochaine, les portes du festival.

 

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